Vapeurs d’essence, la ville se bouge, le soleil l’a activée, nous tournons le dos à la montagne, de temps en temps, tourner la tête vers les sommets, meringue immaculée, chercher sur le versant la petite couture sinueuse qui nous a conduits ici, nous y étions hier, quels souvenirs, la vue, le plaisir de traverser ces espaces adoucit la difficulté de l’ascension. Sortis de la ville, nous roulons au milieu de la campagne, des maisons, neuves, inachevées, abandonnées, hameaux, des églises, catholiques, à Pejë nous avions vu des mosquées. Dans les villes et villages, rues en travaux, ornières, c’est la reconstruction, boucher les trous permettra t-il de refermer les plaies. Après ces kilomètres sans bruit, le rugissement de la route me surprend, le bas-côté est un fragile, instable et étroit abri pour se protéger du flux automobile, enfin nous retrouvons des routes plus tranquilles, hauts murs, portails hermétiques immenses enserrent les habitations, nombreuses tombes, monuments, mémorial de bord de route, cette région a-t-elle plus souffert. Nous voyons à nouveau des sommets face à nous, le Kosovo en est entouré, la route est longue, pas très agréable aujourd’hui, immanquablement je repense à la guerre qui crée ou raye un pays de la carte, que de peines pour une capitale, combien de morts, d’invalides, de larmes avant l’arrêt des hostilités, existe t-il un quota avant de hisser un bout de tissu au bout d’un mât, « un étendard des étendus, ami t’ai je bien descendu » chantait Pascal Mathieu. Arrivée tortueuse à Pristina, petites ruelles pavées et en forte pente dans la vielle ville où se situe notre hébergement, une auberge de jeunesse, très bon accueil, cadre sympathique, nous irons dans la ville à la tombée de la nuit, beaucoup de monde dans les rues, nombreux magasins ouverts, pas de stress, la guerre est loin, tant mieux.
Pejë-> Pristina 100 km dénivelé 810 mètres



Un plat de pâtes ça reconforte le cycliste

Tellement jolie, « la petite couture sinueuse »…
En pédalant au long des jours, dans le silence de la rencontre avec toi-m’ aime, tu fais la Paix en toi et, qui sait, tu la répands autour de toi à chaque tour de roue, et tu la sèmes dans ce paysage, redevenu pays sage, contribuant ainsi à effacer la guerre de ces contrées…
C’est votre façon de r’ accommoder le pays : vous êtes de fameux couturiers sur vos drôles de machines…
« J’en connais deux qui s’ aiment/sèment », chantait Michel Bühler au temps de notre jeunesse…
👍🥰 🙂
👏👏👏
Pasta à la pomodora !
Dans quelle auberge êtes vous ?
J’ai beaucoup aimé le Kosovo et ses habitants très jeunes sans doute dans un autre état d’esprit avec la guerre si proche …
Bonne continuation de votre voyage, bisous
Nous étions à Got Hostel tout près du centre, tour de l’horloge
Pâtes ajvar, j’aime beaucoup