Une faim d’aventure

Comme un matin, vélo chargé tôt, premiers tours de roues dans la fraîcheur des rues désertes d’un dimanche, repérer la gare, les quais, explorer Toulon, le soleil levant illumine les façades, fait scintiller le bleu de la rade, bateaux en attente d’un ailleurs. Matin particulier, le train nous transportera jusqu’à Nantes, la journée pour traverser la France, partis il y a trois mois au seuil de l’hiver, l’été nous ramène à la maison. Hier le ferry depuis la Sardaigne est parti et arrivé en avance sur l’horaire, au moins un véhicule n’a pas pu embarquer, c’était une de mes peurs, rater le bateau, heureusement avec Pierre tout est millimètré, nous étions parmi les premiers à garer nos vélos et en avance à la sortie. Par rapport au train, le ferry a l’avantage d’offrir de larges portes sans marchepied et le personnel de Corsica Ferry est efficace, trajet sans souci. Table d’hôtes le soir, outre le bon et copieux menu, nous sommes heureux de croquer dans la baguette fraîche, c’est meilleur que le pain de mie. L’heure approche, le train pour Lyon part de la voie une, pas de souterrain, je repère sur le quai le numéro de la voiture réservée, entame la discussion avec un jeune cyclotouriste qui revient de Corse et propose de m’aider à l’escalade si besoin. A l’arrivée du TGV, montée assez facile, vélo, sacoches, pas de bousculade, 4 vélos 4 cyclistes installés, tous vont à Lyon, ouf pas de partie de pousse-pousse en vue. Lyon, nous changeons de gare, là partie de Tetris, 3 ascenseurs pour amener les vélos sur le quai sans prendre d’escalier, niveaux 2, 1, 0, 1, enfin dans le train, parés pour le parcours diagonal, avec l’Intercité je peux voir passer les vaches. Balade nocturne pour rentrer à la maison, le vélo retrouvera son abri, il l’a bien mérité, je le remercie de m’avoir transporté sans plainte.
Les lignes de ce récit partiel et partial sont le reflet de mes humeurs durant ce périple peu ordinaire que je suis heureux d’avoir fait grâce et avec l’aide patiente de Pierre. Content de finir en forme, je mets un point de suspension à ce lien partagé, il m’a soutenu et encouragé, soyez-en remerciés.

Porto Torres
Le pilote près pour accompagner le ferry
Porto Torres
Rade de Toulon, mer et montagne
FNRS III sous-marin réalisé par Auguste Piccard, servi de modèle à Hergé.
Le destrier qui m’a permis de ne pas rester en rade.

10 réflexions sur “Une faim d’aventure

  1. MERCI à TOI … heureux ULYSSE , pour toutes ces soirées de « voyage » virtuel , avec tant de présence humaine chaleureuse dans tes découvertes, descriptions, pensées, échanges, références, selon humeurs (comme tu le dis), émotions dirai je aussi … !
    MERCI pour ce beau partage quotidien !
    BON RETOUR chez toi … à la maison !
    BELLES ET BONNES RETROUVAILLES avec ta PENELOPE qui a tissé oh combien de fils « virtuels » également, pourtant si vrais, et si sincères, avec une chaleur d’âme inestimable…
    Que cette fin de voyage et ce début de retour … te soient doux, reposants, agréables et sereins à souhait !

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