J53. Bergama -> Manisa. 26 mai

Départ un peu tardif après le petit déjeuner de l’hôtel, ce moment me fait du bien au corps et à la tête, j’ai besoin de me restaurer avant de traverser la montagne, pour autant le matin je me sens en forme, mieux que le soir où sur les derniers kilomètres, la fatigue voire la lassitude me rendent moins vaillant et ce quelle que soit la distance, ce doit être psychologique. Premiers tours de roue sous le soleil encore un peu timide, nous apercevons des cyclistes de l’autre côté de la voie infranchissable, nous les revoyons bientôt, c’est un couple de Hollandais, nous n’aurons pas le loisir d’engager plus de conversation, la première pente est là, courte et rude, pas question de bavarder, encore moins de s’arrêter, nos destins s’éloignent, peut-être un autre jour, nous allons dans la même direction. Le matin est encore frais, la transpiration sème quelques gouttes sur l’électronique, un peu de plat, regards sur la vallée, court répit avant la nouvelle ascension qui se profile. Plus longue, une heure et demie jusqu’au sommet à 500 mètres, je la trouverai sympathique, c’est un paysage de causses, le calcaire est partout, au sol autour des chênes et buissons, parfois sous forme de murs, également autour des petits lacs, abreuvoirs pour les troupeaux, plaisir pour les yeux, pas de circulation, des passages plats permettent de souffler et d’admirer avant de reprendre le pédalage lent, ni impatience, ni abattement. Avec un peu de souffle d’air, c’est agréable de parcourir cet espace en matinée, les éoliennes alignées sur les crêtes ne dérangent personne, nous verrons des champs de panneaux solaires sous lesquels s’abritent et paissent des moutons. Le premier village traversé amorce la descente en escalier vers l’autre versant, la route se fait très rugueuse, les cailloux affleurent au dessus du goudron, puis c’est un espace de goudron fondu, les pneus de mon vélo accumulent les petites pierres et autres débris, qui martèlent l’intérieur des garde-boue, Pierre m’aide à faire le ménage. Arrivée à Manisa, grande ville grouillante assommée par les flonflons électoraux qui occupent bruyamment le centre ville placardé des affiches des candidats.

Bergama -> Manisa 81 km dénivelé 1000 mètres.

Durant la montée
L’ombre de Pierre plane
Paysage
Pique-nique à l’ombre
Pique-nique au soleil
Ânes dans le village

2 réflexions sur “J53. Bergama -> Manisa. 26 mai

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