J50. Bardima-> Gönen 23 mai

Nous voici sur le chemin du retour, après avoir roulé vers l’Est, nouvelles aventures vers le sud et l’ouest. Depuis hier nous sommes dans la partie asiatique de la Turquie et je n’ai pas vu de différences. Petite étape aujourd’hui, je reprends contact avec le vélo, partis du bord de mer c’est par une courte montée que nous quittons Bardima. Les constructions nouvelles poussent nombreuses sur le versant que nous parcourons avant de retrouver la campagne vallonnée, puis plane telle que nous l’avons sillonnée il y a quelques jours, vastes étendues de champs de céréales, quelques troupeaux de vaches ou de moutons, de grandes exploitations agricoles, très peu de cultures vivrières. Nous prenons notre temps sur les routes désertes ou les pistes heureusement bien roulantes, le vent est plutôt favorable, c’est bon comme aide et rafraîchit le dos. Les oiseaux nous font cortège, plus exactement se montrent, cigognes un peu loin dans le vent, alouettes des champs montrant leur tête ébouriffée et près des villages hirondelles rustiques et des fenêtres dont nous notons la lente disparition à La Chapelle sur Erdre. J’ai une pensée pour un autre Pierre, ami trop tôt disparu, qui m’avait initié à l’observation des oiseaux en me disant, imagine un monde sans eux, sans leur chant, leur vol, leur présence. En 1999, après l’arrêt des hurlements du vent de la célèbre tempête, c’est ce qui a surpris les habitants, les oiseaux avaient disparu, plus de chant dans le ciel vide d’ailes. Dans le même ordre d’idée, depuis quelques jours, j’essaie d’imaginer ce que pourrait être une alliance avec le vivant telle que la conçoit Baptiste Morizot proposant d’engager un contrat de partenariat avec l’animal qui irait au delà de l’utilité ou de la préservation, une sorte de symbiose bénéfique à chacun, idée subtile mais intéressante à mon avis. Notre ami Pierre aimait aussi réciter le texte de Georges Duhamel sur l’économiste et les confitures, j’y pense souvent dans ce monde utilitariste.



Bandirma -> Gönen 53 km dénivelé 472 mètres

Paysage du jour
Paysage
Lac
Véhicules du lac
Hier au restaurant

Hier amarrage du vélo sur le bateau

2 réflexions sur “J50. Bardima-> Gönen 23 mai

  1. Comme je suis touchée de lire ce billet depuis mon jardin où je suis accompagnée du chant des oiseaux… je devine la symbiose et l’unité dont tu parles , de ce qu’on pourrait vivre sur notre planète si on se faisait à l’écoute du vivant et de nous…

Répondre à michel Lacourarie Annuler la réponse.