J34. Pristina -> Skopje 7 mai

Deux capitales en une journée, deux villes bien différentes, bienvenue chez les stakhanovistes du vélo. Pristina c’est la vieille ville, des ruelles pavées, en pente, dans tous les sens et toutes les directions, on s’y perd, nous l’avons expérimenté ce matin, le nez sur la carte du GPS qui indique une rue, qui n’existe pas ou plus, les constructions sortent de terre et n’améliorent rien. Nous étions entrés dans la ville par les bidonvilles et fumées anthracites, nous traversons la banlieue chic avant de retrouver des espaces plus verts. La ville se construit sur elle-même, elle ingurgite matériaux, équipements, aliments et vomit sa non digestion en ordures, nos villes sont ainsi et grossissent. Nous rejoignons ensuite une route plus importante heureusement pas trop fréquentée en ce dimanche matin, nous voyons d’abord des vélos à vendre entreposés en plein air et toujours peu de cyclistes, puis c’est une succession de casses automobiles et de ventes de voitures, j’imagine que les gens viennent avec leur vieille voiture puis repartent avec une neuve, un peu comme dans Cendrillon, je n’ai pas attendu minuit pour vérifier. Je lève un peu les yeux pour admirer le spectacle du manteau neigeux de la montagne, d’un blanc impeccable de loin, et dont les lambeaux apparaissent à notre approche. Au milieu de notre trajet, Pierre avait l’adresse d’un restaurant dans le village de son ami Kosovar installé en Vendée, l’emplacement est agréable et bien aménagé sur le flanc de la colline, des terrasses nous tendent les bras, nous demandons le plat traditionnel du lieu et c’est un repas pantagruélique qui nous est servi, une bien bonne adresse, Pierre se fait connaître du restaurateur qui fera un selfie avec lui. Le retour sur le vélo alourdi par la bière et le repas sera un peu moins assuré d’autant qu’il restait un peu d’ascension, nous avons repris rapidement notre rythme sur la route pas trop encombrée, l’autoroute proche, long serpent d’asphalte retient prisonnières les carapaces brillantes qui habituellement bourdonnent autour de nous, précieux répit. A la frontière entre Kosovo et Macédoine du nord nous prenons une courte revanche sur les moteurs qui chauffent dans la file et nous dirigeons vers Skopje la capitale. Après avoir pris possession de l’appartement, nous allons dans le centre et c’est un peu une ville d’opérette, reconstruite après un séisme en 1963 qui a détruit une grande partie des logements, force statues très figuratives jalonnent le lieu et les bâtiments ne sont pas en reste, on pourrait se croire dans un parc d’attraction tant l’architecture est kitch, beaucoup de monde sillonnent les rues et le marché qui a lui gardé un aspect historique, je trouve le tout agréable néanmoins, avec ses habitants qui flânent ou occupent les nombreuses terrasses de bar. La partie résidentielle de la ville est plus classique.


Pristina -> Skopje 100 km dénivelé 610 mètres

Notre repas, c’est pour deux !
Passage de la frontière
Skopje centre
Skopje
Si par hasard sur le pont des arts (statues des artistes locaux)

La galion sur la rivière

Une réflexion sur “J34. Pristina -> Skopje 7 mai

  1. Cette ville paraît magnifique !
    Quel repas pantagruélique 😂 ! Reprendre le vélo après ça, bravo !
    Bon voyage

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