Nous voyons maintenant l’Adriatique, protégés par la lagune, nous goûtons notre premier jour de repos sans les vélos sagement stationnés derrière le salon du bar de l’hôtel, après cette agréable traversée de l’Italie, la journée est consacrée à Venise. Incapable de trouver les horaires de bus à l’arrêt proche et sur le site Internet de la société de transport locale, c’est Google qui s’y colle et me donne l’heure de départ et d’arrivée du bus qui doit nous mener à la piazzale Roma. Forts du sésame acquis en prévision la veille nous nous postons sur la rue, malgré tout un peu anxieux et au bout de quelques minutes, la conductrice nous accueille d’un « Buongiorno » chantant, nous verrons que les passagers sont essentiellement des travailleurs se rendant à Venise s’occuper du touriste, on se connait, on est en famille et au terminus la conductrice souhaite « une bonne journée tout le monde » chaleureux, une belle journée qui commence. Réjoui par la musique si spécifique de la langue, je me rêve à imaginer un programme d’apprentissage de langue vivant, au lieu de commencer par les verbes irréguliers ou les déclinaisons qui ne servent plus beaucoup le mauvais élève que j’avoue avoir été, vous me ferez 10 minutes de Umberto Tozzi, puis 10 minutes de Janis Joplin, à reprendre en choeur. Premier accès au vaporetto, notre pass transport tout neuf est refusé, nous avons malencontreusement pris la file travailleurs locaux, aidés par l’employée compatissante nous rectifions pour ce premier voyage sur l’eau et c’est beau Venise, cette ville flottante, chaque façade léchée par la mer est œuvre d’art, des colonnes, des sculptures, des portes ouvertes sur le canal, une décoration que j’imagine derrière ces fenêtres ouvragées et muettes. Cette cité baroque, quelle histoire raconte-t-elle de ses créateurs et constructeurs, quelle mémoire retient elle des époques passées et quelle vie aujourd’hui derrière ces murs, j’en suis émerveillé.
Mauvais élève toujours, je n’ai pas préparé la journée et malgré l’heure matinale, il y a foule près de la basilique San Marco, devant l’entrée à 6 euros, je flashe le code et pas de place pour ce jour, pas mieux à l’entrée à 12 euros, nous tentons sans grande conviction l’entrée gratuite, elle est comme hier gratuite, mais interdite, pas plus de chance au palais des doges, qui me dit que je peux avoir une réduction si je m’y prends 30 jours à l’avance, pas vraiment à l’aise dans les files d’attente nous renonçons et décidons de rejoindre l’île de San Giorgio en vaporetto dont nous commençons à maîtriser les codes. La courte traversée nous mène près du Saint et son inévitable église, ouverte et gratuite et montons au campanile pour découvrir le magnifique panorama de la ville, c’est superbe et nous sommes quasiment seuls, le bonheur. Retour sur Venise, nous déambulons vers des zones un peu plus calmes, moins touristiques, telles que nous avaient fait découvrir deux amis chers à Cerise et moi, il y a 40 ans, Emmanuel était alors en germe et c’est lui qui aujourd’hui m’a aidé à faire germer ce blog. Dans ces quartiers périphériques, les façades sont plus simples, du linge sèche aux fenêtres, de « vrais » gens vivent dans ces habitations, dont le crépis s’efface devant la brique, nous croisons même de « vrais » magasins, boucherie, poissonnerie, une autre atmosphère, le soleil légèrement voilé dépose un peu de nebulosité sur la ville et ça lui va bien ce filtre qui la rend un peu mystérieuse. Après le repas en terrasse, nous reprennons le vaporetto, direction l’île de Burano, via punta sabbioni presqu’île de la lagune, c’est aussi dans l’alignement celle-ci que dont installées les vannes censées protéger Venise des fureurs de la mer. Après les maisons vivement peintes de Burano, n’ayant pas trop envie de nous mêler à la foule, nous reprenons le chemin de Venise, parcourons quelques petites rues et finissons par déguster en terrasse le fameux spritz à l’aperol dont la couleur orange me tente depuis l’arrivée. Une belle journée, je ne voudrais pas que Venise disparaisse et comment préserver ce joyau ?









Dommage que vous n ayez pu visiter le palais des Doges avec un guide On comprend mieux Venise et toutes ses richesses (architecturales)qui émanaient de ces doges dirigeants qui ont fait prospérer Venise
On dit qu il faudrait une vie pour découvrir Venise..!!!
C est toujours un plaisir d y retourner
Venise se découvre après 18 H quand toute la foule est repartie sur les vaporettos Il ne reste plus que les Vénitiens et quelques touristes privilégiés…Le spritz était incontournable 😋 je reconnais ..
Je te rejoins tellement. Venise est magnifique et chaque coin de rue laisse place à une belle découverte.
Dommage pour le Palais des Doges et la Basilique.
On t’embrasse
Je te rejoins totalement.
Venise est magnifique avec une merveille a chaque coin de rue !
Dommage pour la Basilique et le Palais des Doges car ils valent le coup.
On t’embrasse