J2 Imperia -> Savona

Petit déjeuner à l’hôtel, accueil à l’italienne, chaleureux, démonstratif, volubile c’est plaisant et agréable, tour du buffet bien garni, cakes et gâteaux « maison », les brioches sont en forme de croissant (le croissant s’appelle brioche) et diverses denrées propre à alimenter le cycliste qui a grand faim, n’en invitez jamais sans avoir rempli le frigo. La personne nous indique le café et que nous pouvons aussi avoir un espresso ou un cappucino, avec l’accent j’en ai l’eau à la bouche.
Depuis notre arrivé en Italie hier, je m’interroge sur les indications mentionnant la via aurelia, sur laquelle nous roulons, je pense un moment que Ange a réalisé une tournée au sud de vintimille et au nord de Rome, il y a du relief (que les non aficionados du groupe oublient cette portion), mais non renseignement pris c’est l’ancienne voie romaine initiée par le consul Caïus Aurelius Cotta, via qui allait de Rome à la France, beaucoup moins romantique (!) que la chanson, mais pas mal quand même et l’air me trotte dans la tête sur la via Aurelia que nous suivrons encore aujourd’hui. Départ un peu hésitant, pas encore bien rodé quant au rangement de mon attirail, je ne vois pas Pierre partir et mon GPS m’envoie dans l’autre sens, heureusement Pierre qui a souvent des yeux dans le dos, me repère et me rejoint, ce qui nous fait passer le long du port de Imperia, bien sympathique, on entend le bruit des haubans sur les mâts des voiliers, puis la route monte vers le capo Berta, col à 130 mètres d’altitude, en haut duquel trône un monument à la gloire des vainqueurs du Milan-Sanremo cycliste, Pierre en connaît beaucoup bien sûr, sont également indiqués les cols de la course dont le notre. Ce premier tronçon donnera la ton de notre parcours du jour, la mer, la côte et on recommence, nous sommes plutôt en forme et trouvons la route agréable malgré la circulation automobile. La conduite italienne n’est pas des plus prudentes, il ne faut pas trop s’inquiéter des klaxons derrière nous, c’est pour nous dire « je vais passer » et à la voiture d’en face « pousse-toi, je ne vais pas rester derrière les vélos et tu vois bien qu’il n’y a pas assez de place quand je double », j’imagine un peu, mais je le ressens comme ça, je me dis qu’il faudrait peut-être aussi inventer des klaxons plus doux ! Le vent nous surprend parfois et nous cloue sur place quand il arrive en face, le soleil nous accompagne, nous n’avons ni trop chaud ni trop froid.
Nous traverserons des petites villes, toutes un peu faites sur le même modèle, une vieille ville qui recherche l’ombre autour d’une longue ruelle à quelques dizaines de mètres de la côte, on y trouve des commerces en rez-de-chaussée souvent en voute, surmontés des habitations, jaunes aux volets verts évidemment, les voies sont étroites, pas rectilignes, on est à l’abri du vent, il est très agréable d’y flâner vélos à la main, de temps en temps, une place plantée de palmiers, de citronniers et mandariniers ou orangers dont les fruits m’etonnent et tombent parfois sur la rue, je n’ai pas osé en ramasser. Du côté de la montagne, les habitations plus récentes regardent la mer de haut, elles n’ont pas peur du soleil et côté mer, ce sont les bars et restaurants, parfois en construction légère et qui gèrent aussi l’accès à la plage, car elle n’est pas souvent publique, le vent y est fort en ce moment. Certaines villes ont de plus grands immeubles, mais ça reste harmonieux et pas surchargé, on a bien aimé. Quand on grimpe un peu, des panneaux nous mettent en garde contre la neige et pas si loin nous apercevons très distinctement des sommets bien enneigés. Parfois au bord de la route face à la mer, les falaises sont hautes et abruptes, on y voit quelques férus d’escalade.
Pays religieux ça se voit, les églises ne sont pas forcement tape à l’œil et les édifices religieux peints généralement en blanc ou beige sont certes très ouvragés, mais intégrés aux habitations, notre hôtel à Imperia était mitoyen d’une église.
Fin de la journée à Savona, grande ville, grand port, nous allons jusqu’à une forteresse (Priamar) assez bien conservée et qui héberge musée et exposition sur les techniques et découvreurs Italiens, c’est très pédagogique, voir en photos le vélo amphibie.
Une bonne journée, demain nous quittons la mer.
Nous avons parcouru 83 km avec dénivelé cumulé de 630 mètres.
Certains d’entre vous m’ont écrit, ça me fait plaisir, je vous remercie, je vous lirai avec joie mais je ne répondrai vraisemblablement pas

Capo berta : col du Milan Sanremo
Cervo
Laigleglia monument aux mort
Noli
Noli : ancienne église, un salon de coiffure au rez-de-chaussée.
Vélo amphibie, bien regarder les roues
Savona le port avec un bateau de croisière

Savona la forteresse

2 réflexions sur “J2 Imperia -> Savona

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