Un coup d’œil par la fenêtre ne laisse plus de doute, la pluie annoncée est bien au rendez-vous ce matin, nous ne nous pressons pas en espérant que ça cesse avant le départ, je pense au stress de nos vélos, quand le choc thermique et psychologique du passage du 3ème étage chauffé à la chaussée froide et humide va les percuter. Nous enfilant nos vêtements de pluie et démarrons lentement notre étape, pas grand monde dans les rues, nous sommes samedi et précautionneux par ce temps, les chiens n’ont encore pas sorti leur maître pour la promenade matinale. Lové dans la cape de pluie, je baisse la tête, ne vois que quelques mètres devant la roue et quand il s’agit d’emprunter un sentier de cailloux blancs, je trouve que c’est beaucoup moins bucolique que la veille. Le paysage est assez monotone, l’agriculture à façonné l’espace, céréales surtout, asperges certainement sur les buttes de terres bâchées, et ces grands poteaux reliés par un maillage de fils pour plantes grimpantes, c’est pour le houblon je n’avais pas encore deviné, il est pourtant nécessaire d’alimenter la production locale. Premier arrêt à Pfaffengofen, un petit marché animé la cité et la pluie a cessé, nous pouvons replier nos capes. La route passe par Dachau, nous décidons de visiter le Mémorial sur le site de l’ancien camp de concentration nazi, un audio-guide multi langues est proposé pour nous permettre de suivre le parcours dans le camp et à l’usage, je l’ai trouvé bien fait. Le site est bien fréquenté, c’est heureux de voir que l’intérêt pour connaître, voire reconnaître cette sombre époque l’histoire demeure, c’est avec gravité que je quitte ce lieu. La ville de Dachau est assez proche de Munich, notre destination du jour, ou nous sommes merveilleusement accueillis par Bénédicte, nièce de Pierre, son mari Sébastien et leurs enfants Augustin, Sixtine et Constance, merci à eux.





