Calme plat ce matin, l’hôtel semble déserté de toute présence humaine, nous le quittons sous un ciel brumeux et gris, je ne tarde pas à sentir quelques gouttes de pluie, c’est la première fois depuis le début de notre périple, nous avons bien profité du temps sec et ensoleillé. Départ par la vallée du Loquitz, qui accueille outre la rivière, voie ferrée, route, piste cyclable, allant en se rétrécissant nous sommes sur la route jusqu’à Ludwigstadt et bifurquons pour rejoindre Steinbach am wald d’abord par une route forestière goudronnée, j’avais noté une grande montée, mais quand s’est affiché le panneau dénivelé à 13% sur 2 kilomètres, j’ai eu une pointe de découragement, qu’à cela ne tienne, je me concentre sur la pente et m’élève doucement au milieu de la forêt bien décimée par endroits. La pluie s’est un peu intensifiée, je ferai la partie la plus raide à pied avant de remonter sur le vélo pour rouler jusqu’au sommet (700 m), on a sa dignité. Nous avons quitté la Thuringe pour la Bavière et sommes donc à nouveau en ex Allemagne de l’ouest, le paysage a changé, la montagne s’efface, nous sommes dans une large vallée, traversons de petites villes séparées par quelques cultures, ajouté au temps gris, ce n’est pas très beau et pour la première fois, je note que la Bavière respecte moins le cycliste, absence de priorité vélo, villes sans cheminement cycliste en dehors de trottoirs ni facilement accessibles ni confortables, pistes qui traversent la route sans protection de la circulation, j’avais été habitué à mieux. Arrêt pique-nique à Kronach, un peu de calories pour se réchauffer, la pluie s’arrête. La route se poursuit sans difficulté, c’est plat ou en descente légère, sauf quelques petits raidillons qui me surprennent dans mon élan. Arrivée dans un hôtel sans personne à la réception, nous entrons grâce au code transmis, le progrès est en marche.








