Branle bas de combat ce matin, nous devons prendre à Berlin le train qui nous transportera à Leipzig via Dessau et nous sommes à 13 kilomètres de la gare. Pierre concocte en catastrophe un itinéraire sans circonvolutions et dès 7 heures nous nous élançons sur la route. Heureusement nous sommes un dimanche et Berlin est encore bien endormie, nous délaissons les pistes cyclables en mauvais état pour la chaussée et sommes sur le quai born encombré 30 minutes avant le départ. La gare fourmille déjà, un train arrive, puis un suivant et enfin le notre, les places vélos sont libres et bien accessibles, je peux déstresser, voyage sans histoire, correspondance facile. Arrivés à Leipzig, c’est la quête du billet pour notre trajet de demain jusqu’à Zeitz, qui nous rapproche de Iéna, étape de demain, Pierre s’y colle et revient triomphal avec le billet, nous voici tranquilles pour visiter la ville. Devant l’église Saint Thomas, une statue de Bach et dans la sacristie, des instruments à cordes ayant exécuté ses œuvres de son vivant. Nous faisons un tour à vélo, beaucoup de monde à pied ou à vélo, dans les rues, les places et les nombreux parcs, quelques barques glissent sur le canal, les Allemands profitent de leur ville. Nous visitons dans le zeitgeschichtliches forum une exposition sur les jardins ouvriers vu de l’Est et de l’Ouest, intéressant parallèle sur les vœux des uns et des autres, les fonctions des jardins collectifs ou pas et leur évolution voire leur rôle jusqu’à aujourd’hui autour de la maison individuelle, qui n’est plus la meilleure façon d’habiter. L’autre exposition retrace autour d’objets, de métiers, de pratiques de l’est et l’ouest, l’histoire fracturée de ce pays avec la volonté de faire nation, autour d’une mémoire qui intègre sans les nier les différences, une très belle approche de l’histoire contemporaine, nous regrettons de ne pouvoir en voir l’intégralité.
Nous terminons par une visite chez Florence, nièce de Pierre et fille de Christine qui nous a accueillis à Gelsenkirchen. Florence vit ici avec Mathis son mari, ses trois enfants, déjà bilingues, ils seront mieux armés pour voyager que je ne le suis.




