Pour clore notre séjour à Berlin, nous avons choisi de voir le château de Charlottenbourg (Schloss Charlottenburg), situé un peu à l’opposé de notre hôtel, le trajet nous fait repasser sous la porte de Brandebourg puis près de la colonne de la victoire, deux monuments suffisamment caractéristiques pour que je les identifie. C’est par les bords de la Sprée, dont une dérivation alimente en eau le parc, que nous atteignons les jardins à la française dans l’axe central du château, en excellent état, ayant été restauré après les ravages de la seconde guerre mondiale. Quand on s’éloigne un peu de géométrie française, le chemin serpente autour de la végétation et des ruisseaux, puis nous découvrons les murs de l’austère mausolée, puis le belvédère et enfin la façade du château dont les habituelles statues ouvrent la grille, nous en restons là. Pierre essaie depuis la veille de comprendre comme acheter un billet de train pour notre voyage vers Leipzig demain, mais manifestement certaines subtilités nous échappent, donc nous nous rendons à la gare pour en faire l’acquisition, la gare principale de Berlin est à l’image de notre époque, un vaste centre commercial, nous tentons le distributeur automatique et malgré l’aide d’une charmante Allemande parlant français, nous devons aller au guichet, qu’il faut d’abord dénicher et après quelques minutes d’échanges avec le guichetier, nous avons en main le précieux sésame. Pour plus de sécurité, nous vérifions que l’accès aux quais est adapté à notre équipage. Le Futurium tout proche nous ouvre ses portes, c’est un espace pédagogique qui interroge l’avenir à partir des problématiques de la nourriture, des déplacements, de l’habitat, l’énergie, la consommation des ressources, la santé, en mettant en avant les projets, leur avancement et leur limite, c’est bien fait, vu sous l’angle écologique, même si un petit effort de traduction sur audio-guide serait bienvenu. Pendant la pause déjeuner, je m’avance vers le Mémorial aux victimes tziganes et roms persécutées par le régime nazi, c’est juste derrière le Reichtag, l’Allemagne ne nie pas son passé sombre. Nous avions prévu de visiter l’île des musées au moyen de notre carte magique achetée la veille, mais erreur de lecture du site internet ou information erronée, nous devons payer l’entrée, un peu mécontents, nous faisons demi-tour. Pierre rentre à l’hôtel pendant que je musarde le long de la Sprée puis le quartier de l’hôtel de ville (Rote rathaus), Saint Nicolas jusqu’à Alexander Platz encore plus vaste et fréquentée que ce que j’ai vu la veille.







