Aujourd’hui ce fut un beau parcours, un peu rude pour les jambes, qui nous ont mus sur 95 kilomètres et grimpé un dénivelé 1200 mètres, qu’elles en soient remerciées. Nous quittons Soest en longeant les remparts, passons près de la porte de la ville Osthofentor imposante et retrouvons une voie cyclable autorisée aux voitures, ça paraît anecdotique, mais ça change tout face à nos voies dites partagées en France, voire les chaussidou où le vélo est admis et théoriquement respecté, mais souvent uniquement toléré, à réfléchir à mon avis. On aura compris que je suis très admiratif du réseau allemand, il y a eu un effort massif, sur la durée et ça se voit, y compris sur les cheminements hors agglomération. Rapidement c’est une première montée dans la campagne qui nous attend et échauffe nos corps un peu transis par le froid, peu après nous arrivons près du lac Möhnesee vaste étendue qui luit au soleil du matin, une belle apparition au bas de son village du bord de l’eau, nous le suivons quelque temps. Nous croisons quelques oies de bernache dans les champs, puis le paysage devient plus nature dans la vallée que nous parcourons assez longuement en voyant la rivière, formant parfois marais, se rétrécir petit à petit. Vers midi, nous arrivons dans la belle ville de Brilon sur son promontoire, belles maisons à colombage, plusieurs hauts clochers , nous entamons notre pique-nique sur le bord d’une grande place et le vent poussant très nuages sous le soleil nous frigorifie, je profite d’une galerie chauffée de la Sparkasse (caisse d’épargne) pour emmagasiner quelques calories. Le départ de la ville me trouve un peu engourdi et le retour sur notre route bien difficile après une courte mais sévère montée. In peu plus loin nous empruntons 4 km de rude sentier s’élèvant de la voie ferrée, puis a nouveau 2 km supplémentaires, nous peinons dans la forêt seuls au monde dans la montagne et au bout apparaît une station de sports d’hiver, c’est Willingen, ĺe bas est à 600 mètres d’altitude, mais nous voyons plusieurs pistes bien enneigées et sur lesquelles quelques skieurs dévalent les pentes, c’est vraisemblablement de la neige artificielle, nous voyons les canons, mais préservée de la chaleur, elle tapisse le terrain de jeu. La station est en travaux, des constructions sortent de terre, les locaux ont confiance dans la pérennité de la structure, nous passerons près d’une patinoire d’où s’échappe la musique envitant aux arabesques. Nous retrouvons le bitume pour quelques Kilomètres, avant de terminer, à nouveau isolés de la civilisation dans la vallée au milieu des bois et pour finir un chemin caillouteux pour l’ultime montée de la journée. Je suis heureux de laisser le vélo dans le garage de l’hôtel pour me couler sous la douche et me la couler douce.






