Après l’arrivée tardive d’hier, nous prenons le temps aujourd’hui d’une visite de la ville. Prêts assez tôt, nous nous dirigeons vers la vieille ville sous le soleil qui permet de me rendre mieux compte de la configuration de la ville. L’auberge de jeunesse où nous logeons, au pied d’un viaduc ferroviaire, est située dans la vallée encaissée de l’Alzette qui formant méandres sépare la ville en trois parties, la ville historique en bas dans la vallée, la vieille ville, touristique perchée sur un côté et la partie plus recente sur l’autre, le quartier des affaires et des multinationales, le tout relié par des ponts, des ascenseurs et même un funiculaire.
En ce début de matinée fraîche, la ville dégage une atmosphère particulière, l’activité démarre avec efficacité, sans débauche d’agitation, le décor de la pièce de théâtre se met en place nous sommes dans les coulisses, les étals se déploient, gouaches de couleur des fleurs, fruits et légumes, pas de bruit, pas de cris et tout est dans le ton, bâtiments très classiques dans leur construction, dans le ton, pas de démesure, une grande unité architecturale agréable et un peu lisse, même la cité judiciaire moderne ne dépare pas. Du côté du palais ducal, puisque le duché du Luxembourg a pour chef d’état Henri, grand duc, c’est une jeune garde de trois fantassins qui patrouille devant nous, près du parlement proche. Monarchie constitutionnelle, le Luxembourg est un petit pays, sa capitale héberge 135000 habitants et s’y loger, comme beaucoup de biens, y est cher. Dans la ville, tout est clean et cossu, les matériaux de construction sont de qualité, rien n’est fait à l’économie, mais le tout sans faste ostentatoire. Construction durable, les fortifications Vauban adossées à la falaise naturelle, modèlent la ville haute. Ce rocher continental, qui par sa richesse et sa fiscalité peut en rappeler un autre plus méditerranéen, est lui bien plus accessible et pas tape-à-l’oeil, les transports en commun sont gratuit, on sent un affichage écologiste important avec des rappel sur l’usage énergétique, le tri des déchets facilité, une bulle bien confortable et agréable. Tout est clean, les espaces verts sont plutôt nature, c’est plus herbe que pelouse, il y a des espaces boisés, ce ne sont pas des plantations d’arbres. De l’autre côté de la vallée, c’est la ville nouvelle sur le plateau de Kirchberg, sièges des grandes entreprises, on s’y rend en tramway passant sur le pont rouge « grande duchesse Charlotte », changement d’architecture, la modernité pilote, mais le côté paisible demeure. Nous entrons dans la bibliothèque nationale moderne, clean bien sûr comme ailleurs dans ce genre d’endroit, on ne s’y parle pas, mais on sait qu’on partage les mêmes valeurs et goûts culturels. Le pays est multilingue, si la langue officielle est le luxembourgeois, on y entend très fréquemment le français et l’allemand, les explications du musée archéologique que nous visiterons sont d’ailleurs uniquement en français et chaque interlocuteur de la ville adopté le français devant mon incapacité linguistique.
Demain, nous allons enfin faire du vélo.











