
J’y pensais depuis la veille à la montée depuis Peyrat que j’avais prise dans l’autre sens et au départ ce sont les camions qui dévalent bruyamment, pas vraiment agréable et tout d’un coup le gps m’invite à bifurquer vers une toute petite route un autre voyage, c’est même légèrement enherbée au milieu, tellement bien, je respecte et le paysage que j’aime. Au bout un petit village pas de nom juste celui de la route puis le chemin des poètes, une inattendue boîte à lettres jaune à l’entrée, la poésie n’a pas d’adresse mais s’adresse au monde. Une clairière, un renard est là, la vie est bien présente.
Beaumont du lac (tiens le village a du être renommé, le lac n’existait pas avant EDF), une petite église, peu spectaculaire, pas beaucoup de fioritures, de la pierre du savoir faire c’est beau. Un dernier tour au bord du lac que j’ai bien contourné depuis hier pour me diriger plein sud et rejoindre la vagabonde, en montant j’ai reconnu des lieux parcourus il y a 4 ans lors du tour de Creuse et maintenant je suis sur les traces de ma balade de l’an passé, ce doit être des endroits que j’aime. Faux la montagne, dans l’ église à côté des disparus à la guerre, des espèce animales disparues et éteintes, éléphant, tortue rhinocéros « cauchemar ma corne d’abondance sexuelle me tua, rhinocéros noir d’Afrique de l’ouest disparu en 2011 » dit la légende. Saint Merd les Oussines, je suis passé en Corrèze, arrêt à l’auberge, repas copieux et pas cher affiché, ça ne me permettrait pas de reprendre efficacement le vélo, d’autant que la dernière ascension un peu sérieuse s’annonce pour atteindre le point culminant de la journée à 880 mètres. L’auberge propose aussi des chambres, l’an dernier j’avais échoué à trouver un hébergement ici et en plus la Vézère coule en bas. Descente facile vers Perols, puis Bugeat par la route des hêtres qui ont bien souffert, même s’il en reste quelques alignements.






Croix du mouton
