
Départ de Montluçon par la voie verte que je trouve assez rapidement, revêtement rugueux et caillouteux, la pente est douce, ça ressemble à une ancienne voie ferrée, ce que me confirme la petite maison de garde-barrière, puis les ouvrages d’art, ponts et viaducs pour atteindre facilement la station thermale de Neris les bains, décor conforme, tout y est, les rues bordées d’arbre, les déambulatoires ombragés, les hôtels et bien sûr le bâtiment des thermes, style XIXème, très calme en cette matinée de samedi, seuls quelques curistes dans les rues. Hier quand je parlais de ma balade vélo avec l’hôtesse du logement, elle s’étonnait du trajet et ne comprenait pas que je prenne pas au plus court, je lui ai expliqué que je n’allais pas quelque part, mais faisais du tourisme à vélo. Elle me disait que la montée vers Néris était rude, même la voiture souffre m’a-t-elle dit, alors que je l’ai trouvée agréable, c’est d’ailleurs ce que me promettait le guide cycliste, mais nous prenons pas les mêmes routes et quand elle pratiquait la bicyclette, avec plaisir et souvent disait elle, le cheminement était moins aménagé. Après Néris, je retrouve les habituelles voies automobiles et je roule de vallée en vallée, on monte et on descend le long de la pente en croisant le sillon du ruisseau, de là l’expression par monts et par vaux ? A l’ombre des forêts vers le bas on retrouve la végétation agricole vers le haut, prairies entourées de haies et le paysage s’ouvre largement, puis rouler en plateau est un vrai bonheur, je file en douceur en regardant de gauche et de droite, haie bocagées, petits chemins arborés et immense vue, je suis dans la région des Combrailles. Près de Sainte Thérence, je fais un petit crochet par le village, il serait utile de l’indiquer sur les panneaux cyclistes avec la distance du détour par rapport au parcours, je ne fait pas que du vélo et la vue de ces villages est souvent sympathique. A
Chambonchard, traversée du Cher (la rivière) et passage de l’Allier vers la Creuse (les départements !), 90 km/h maxi annonce le nouveau département, promis je ne les dépasserai pas dans la montée de 5km que m’annonce le gps pour atteindre Evaux les bains, petite station thermale aussi, plus modeste posée sur son piton rocheux, surmonté d’une vaste église (ancienne abbatiale) sur laquelle est édifié un haut clocher. Petite halte, rencontre d’un cycliste bien moins lourdement chargé et beaucoup plus véloce, il a terminé son parcours du jour (130 km), alors que j’en ai parcouru 45. Il participe au Brevet des provinces françaises (BPF) qui permet de découvrir les trentes-six anciennes provinces françaises (Berry, Marche, , Auvergne par exemple) en joignant six sites caractéristiques par département. Discussion autour du vélo, on se parle, mais plutôt à l’arrêt. Descente vers Chambon sur Voueize, le vent est de plus en plus fort, l’orage menace, j’hésite à pique-niquer, craignant la météo, puis je me pose près de la Voueize après avoir délaissé l’aire au bord de la Tardes son affluent. Je repars sans pluie vers les Cabosses lieu-dit de Lessat, l’hébergement est dans une ancienne ferme tenu par Helen, Anglaise, le lieu un peu au format auberge de jeunesse est fort joliment décoré, ma chambre est dans la porcherie !





