Dernière journée de beau temps avant de retrouver le temps que l’on apprécie en Bretagne, nous dit Juliette de l’auberge de jeunesse, la pluie est prévue jeudi et effectivement, c’est une météo clémente qui nous accompagnés. Départ de Saint-Pierre-Quiberon par la très judicieuse voie cyclable qui nous y avait menés, la circulation est intense sur la route, nous profitons de la vue sur l’espace dunaire avant de filer vers Carnac, les menhirs sont sagement alignés sur l’herbe et enfermés, nous ne pourrons pas cheminer à leurs pieds. La maison de mégalithiques fermée, nous n’en saurons pas plus sur l’origine qui fait l’objet de nombreuses suppositions, je proposerais bien que c’était des couloirs d’athlétisme pour les jeux olympiques néolithiques, mais il semble qu’on n’ait pas retrouvé les chronomètres, à moins que ce ne soit une ébauche de vallée des Saints et que le sculpteur n’ait pas commencé son travail, nous repartons sans réponse. Nous longeons ensuite le bord de mer, les maisons sont fermées à double tour, l’été est encore loin, la Trinité on installe des barnums sur le port en prévision d’une manifestation nautique probablement dans ce haut lieu de la navigation. A Saint-Philibert, visite à la chapelle en bord de mer, une cérémonie d’obsèques est prévue pour un marin si on en croit les photos déposées devant l’autel, bel intérieur dans un beau site. un peu plus loin, je laisse Pierre faire un aller et retour à Locmariaquer, pendant que je tente, sans succès, de trouver l’origine d’un grincement sur le vélo, il me suivra jusqu’à l’arrivée. Petites haltes dans les bourgs ou en bord de mer, nous sommes au bord du golfe du Morbihan, passage à Auray, vue sur le joli port de Saint-Goustan depuis le belvédère, où la marée remonte l’eau salée dans la rivière, puis nous suivons plus ou moins la veloroute. Le Bono, nous traversons la rivière sur un pont suspendu réservé aujourd’hui aux piétons et cyclistes et dont l’histoire remonte à 1830. Dans mes parcours, en ville et en campagne, je remarque que des progrès sont faits pour encourager et faciliter la pratique du vélo, c’est bienvenu. Baden puis Larmor-Baden et enfin Vannes, évêché fondé par Saint Patern, faisant partie du trobreizh. Le port de Vannes est tout en long et bien pourvu en bateaux de plaisance ou de promenade vers les îles du golfe. La cathédrale Saint Pierre, située dans le centre historique, enchassée dans la ville, est un bel et grand édifice en granit de couleur grise. Curiosité, la chapelle du Saint-Sacrement, dite rotonde Daniélo, tranche par son style « à l’antique », sa rondeur et sa pierre claire avec le côté plus austère et angulaire du reste du bâtiment. La vieille ville autour de la cathédrale rassemble de nombreuses maisons à colombages, commerces aujourd’hui.
Saint-Pierre-Quiberon -> Vannes 80 km dénivelé 615 mètres










