Après la journée froide et humide d’hier, le soleil brille lorsque je mets le nez dehors, mais quelques nuages sont à l’approche, le sol est mouillé et il fait frisquet, je reste optimiste et ne mets pas mes vêtements de pluie, je n’aurai pas à le regretter, la journée a été sèche et assez ensoleillée. Hebergés en périphérie, nous prenons la direction du centre de Quimper, je ne veux pas manquer de revoir la cathédrale dont les deux flèches, visibles de loin, s’annoncent rapidement, nous garons nos vélos sur la place Saint Corentin déserte, admirons l’extérieur et explorons les environs en attendant l’ouverture de la porte qui ne viendra pas à l’heure dite, je renonce à la visite intérieure et grimpons sur les hauteurs direction Lorient, halte du soir. C’est une route avec une circulation supportable, ça monte ça descend raisonnablement, même si l’accès au bord de mer m’amène quelques suées et essoufflements à Concarneau. Nous longeons la côte arpentée par les sportifs en ce dimanche matin calme avant d’atteindre la ville close dans laquelle nous promenons nos vélos, peu d’animation, les échoppes attendent le chaland, voire n’ont pas levé le rideau, derrière les hauts murs des remparts, les commerces tiennent boutique. La route nous mène à Pont-Aven, belle arrivée une petite route bordée de talus formant une haie d’arbres, pour moi l’image rêvée de la campagne bretonne, pas si fréquente. Petite balade dans la ville, au bord de l’aven ou sur la place, les galeries d’art perpétuent l’esprit où la mémoire de l’école éponyme. L’arrivée à Quimperlé longeant les zones industrielles et commerciales me plaira beaucoup moins, nous nous dirigeons vers le centre, passons par l’ancienne chapelle des Ursulines qui accueille aujourd’hui un collège Jules Ferry et une exposition d’art, belle reconversion. Halte près de l’église Notre-Dame de l’Assomption dans la ville haute, toute en hauteur à l’intérieur comme à l’extérieur, grandes orgues modernes du plus bel effet, mais seul Pierre en a entendu la musique pendant que je surveillais les vélos. Une vingtaine de kilomètres plus loin que nous parcourons les rues et le port de Lorient, architecture un peu à la soviétique après sa destruction durant la seconde guerre. mondiale. Le trajet a été agréable, le relief modéré, le paysage change, ce sont de plus grandes routes, moins de villages et leurs hauts clochers, la proximité de la mer certainement.
Quimper -> Lorient 94 km dénivelé 935 mètres












