Jour 4, 2 mars . Redon -> Rennes

Redon -> Rennes

Ce jour signe la fin de cette première partie, nous reprendrons le train dans l’après-midi depuis Rennes pour rejoindre La Chapelle et mettre des points de suspension à notre périple breton. Un peu pressé de rentrer (en fait un peu stressé par la longueur du trajet et la perspective du train à prendre !), je m’active et nous démarrons le jour à peine levé. Le début de la route surplombant la vallée, nous sommes face à une vaste étendue d’eau, la Vilaine prend ses aises sur les berges et dans les champs, difficile de distinguer ce qui est son cours, la vue est immense, c’est superbe sous le le soleil levant. Nous rejoignons le chemin de halage que nous quitterons assez peu jusqu’à Rennes, première alerte et premiers panneaux annonçant les inondations, un rapide coup d’œil sur la carte fait qu’il n’y a guère d’alternative, nous nous élançons et je scrute au sol les traces de roues cyclistes qui indiqueraient un précédent passage, mais vont-elles dans le même sens ou sont-elles le signe d’un demi-tour. La chance nous sourit, nous n’aurons pas à trouver un autre itinéraire, par contre nous pédalerons parfois dans l’eau, quand les flaques sont un peu longues et profondes, l’élan ne permet pas de rouler en levant les jambes ! Petit détour par Brain sur Vilaine et Langon, qui affichent toutes deux de hauts clochers, coiffés de clochetons similaires, émulation entre paroisses voisines. A Langon en face de l’église, murs de briques et pierres, la chapelle Sainte Agathe, dont des parties dateraient du IIème siècle, recèle, nous dit une pancarte, une fresque de Venus sortant des eaux ce qui aurait un temps donné à la chapelle le nom de Sainte Venus, assimilation ou intégration de la religion antérieure. La Vilaine est parfois tumultueuse, noyant sous les flots le soubassement des moulins ou calme quand elle est très canalisée et régulée. A Guipry un groupe de téméraires kayakistes tente de remonter, sans grand succès, le bouillonnement du barrage, ils semblent prendre du plaisir, mais quel contraste avec le sage fleuve des mois d’été. A Messac, devant la gare, une statue au « voyageur méprisé » en mémoire du long combat, en partie réussi, des habitants pour le maintien de l’arrêt du train dont la suppression avait été décidée en 1978. Arrivés à Rennes en avance, nous faisons un petit tour dans la ville que Pierre connait, beaucoup de piétons dans les rues, arrêt devant le parlement de Bretagne, passage à côté du parc du Thabor, place Saint Anne et retour à la gare, architecture fer et verre très moderne, le terre-plein incliné conduit nos vélo jusqu’à la salle des pas perdus. Du monde, les yeux rivés sur les panneaux d’affichage, des retards mais notre train est à l’heure et fait en moins d’une heure le trajet vélo de la journée, film en accéléré de notre balade. Arrivés à Nantes, je mets le vélo dans le train-tram quand Pierre pédale courageusement vers chez lui.

Redon – Rennes 93 km, dénivelé 420 mètres

Reprise du voyage prévue à partir de Rennes le 19 mars

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