Petit déjeuner sur la terrasse du chalet, la vie en camping a du bon avec le beau temps et le silence du matin. Étape un peu longue aujourd’hui, une montée dans le début et le reste en dent de scie, voilà ce que nous indique le profil de la route, nous nous apercevons un peu plus tard que nous avons fait un détour « obligatoire » de 15 kilomètres « réservé » aux cyclistes, car la route nationale qui passe près de la mer doit nous être interdite. Partis de la mer, nous remontons le long du fleuve Sinni pour le traverser avant de revenir plus près de la mer sur la route qui chemine entre la voie ferrée, qui n’a pas fait de détour non plus et la nationale. Nous voyons à nouveau la ville perchée et comme posée sur la montagne, nous tournons autour depuis hier, elle m’intrigue, sans réussir à la localiser avec certitude sur la carte, je penche pour Colobraro. Lors de la descente vers la mer, les vergers défilent, mon tempérament de cueilleur-glaneur ne peut pas résister, je ramasse quelques abricots qui jonchent le sol, petite déception ils sont encore durs malgré la couleur engageante, puis ce sont les citronniers chargés de gros fruits, j’en entame un, le pelant comme une orange, un peu acide, mais agréable. Arrêt pique-nique à Rocca Impériale marina, sur un banc ombragé devant la gare qui abrite aujourd’hui la police municipale. La route n’est jamais bien loin de la mer qui déploie son bleu éclatant, c’est plaisant, côté montagne, j’entends pour la première fois le chant des cigales, nous sommes bien dans le sud, en Calabre maintenant. Dilemme plus loin, la route est coupée dans 2,5 km, déviation pour tous les véhicules par la nationale dont le panneau d’entrée indique interdit aux vélos, nous bravons l’interdit et n’aurons que peu de circulation, ouf. Villapiana, petit crochet vers la plage, pas très fréquentée, les supports de parasols en location sont vides, la fraîcheur relative fait du bien. La dernière partie du trajet est moins agréable, route un peu étroite, beaucoup de voitures, nous arrivons sans encombres à Corigliano, rien de notable non plus.
Policoro-> Corigliano 97 km dénivelé 495 mètres









