J61. Thessalonique -> Edessa. 3 juin

Le profil de la journée était simple, 92 kilomètres de plat, 3 de montée pour arriver à Edessa, dernière étape en Grèce. Le marché s’installe pendant que nous enfourchons nos vélos, traversée de Thessalonique facile, il y a peu de monde, première embûche, nous avons quitté notre route dans une zone en travaux et avons un peu de mal à retrouver notre destination dans la zone industrielle. Nous la parcourons longuement, poursuivis pas des chiens agressifs envers les cyclistes encore une fois, pourtant jamais un vélo n’a écrasé de chien, ce doit être d’anciennes mémoires de chasse en meute et ils nous prennent pour des cerfs, je suis preneur de toute autre explication et solution. La route est en état moyen, sur le bord nous profitons des plaques d’égouts, des grilles d’évacuation d’eau pluviale, du gravier accumulé, de la vue sur les déchets tombés des voitures. Désagrément plus récent, les sillons creusés, par les trancheuses qui posent la fibre optique et tout ça pour une informatique qui n’en finit pas de perturber nos vies, nous vendant le meilleur, alors nous sommes invités à nous protéger des virus, sécuriser nos échanges et l’intelligence artificielle dont les créateurs nous disent maintenant qu’elle va surtout faire exploser les expressions de post-vérité, qu’on va à la catastrophe en ne sachant plus démêler le vrai du faux, je suppose que rapidement sortira un outil anti-IA. Pour égayer mes pensées, je me passe là chanson de Tri Yann, c’était en 1983,
« Les programmeurs sont chaque jour en fête
Tournons la cassette au gué lon la
Tournons la cassette le beau temps reviendra », musique toujours, parce que la route est monotone, j’écoute chanter Angélique Ionatos, enfant de réfugiés grecs, qui sait maintenant s’il y a de la place au ciel pour les poètes. De la route aux chemins poussiéreux, nous roulons au milieu de champs façonnés pour la culture du riz, tout un système complexe pour irriguer les parcelles rectangulaires, allié à un savoir-faire ancien, je reconnais le génie humain. Un peu de musique, Vangelis compositeur grec prolixe, l’apocalypse des animaux musique composée pour une série de Frédéric Rossif, je l’ai écouté en boucle, nostalgie, les plus jeunes peuvent consulterWikipedia. Le parcours se poursuit sur une route, plus de poussière, nombreux vergers, fruits mûrs ou bien développés, nous nous régalons de cerises tombées du camion dans un virage, puis la montée attendue se précise, Edessa est sur une falaise, nous délaissons la voie proposée trop pentue sur un mauvais revêtement et montons avec les voitures, raide, mais je ne mets pas pied à terre pour cette nouvelle tour Montparnasse ! Edessa est célèbre pour sa cascade que nous allons voir, fin de la journée en terrasse de restaurant grec, repas de poissons, accompagné de sa traditionnelle salade grecque, dessert offert dont le fameux touloumpakia.

Thessalonique-> Edessa 97 km dénivelé 350 mètres

Paysage de rizières
Paysage de rizières
Vue de la vallée depuis Edessa
Avant la cascade
Avant de devenir cascade
Sous la cascade
La cascade
La cascade
Grotte sois la cascade
Grotte

touloumpakia

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