J60. Asprovalta-> Thessalonique. 2 juin

Le soleil brille sur la mer en Grèce, on y reste, direction Thessalonique notre étape de ce soir, nous traversons la rue principale de la petite ville d’Asprovalta, encore bien endormie, pour ensuite prendre une plus grande route, les montagnes couvertes de feuillus se rapprochent de chaque côté, la vallée se resserre, nous sommes sous un frais couvert végétal qui en vient à manger le bas-côté, ici fauchage et débroussaillage très tardif. Bifurquation sur une voie secondaire, la perspective s’élargit sur les cultures, oliviers, vignes, tomates, arrosage et irrigation, cailloux, sable, plantes dans les lits de rivières plus d’eau. Ensuite, les plantations disparaissent, place à la diversité des plantes autour de la route, le circulation repousse à peine cette luxuriance qui ne demande qu’à s’étendre. Nous longeons pendant une vingtaine de kilomètres le lac Volvi, aussi vaste qu’une mer intérieure il occupe une bonne partie de la vallée élargie. En passant dans le village de Nimphopetra, c’est un alignement de nids de cigognes, perchés sur les plates-formes disposées sur les poteaux électriques, les cigogneaux ont éclos, je vois leur cou dépasser, les parents les nourrissent ou planent à la recherche de nourriture, ce voyage m’aura permis de voir de près cet oiseau mythique qui a failli disparaître, merci à tous ceux qui ont permis sa sauvegarde. A la sortie du village, nous nous arrêtons dans un étonnant lieu, planté de pierres calcaires difformes, après les nombreuses explications mythologiques, ce serait en réalité, des geysers chargés en concentration de roches dissoutes qui auraient édifié ces monuments étranges. Après 70 km de route à peu près plane, j’avais bien en tête la montée avant Thessalonique, qui présente en apparence peu de difficulté, sauf le début qui me fait rapidement poser le pied à terre, la suite sera sans souci, nous arrivons assez tôt à la fin du parcours pour visiter la ville, direction place Aristote, ouverte sur la mer, c’est une esplanade en plusieurs parties entrecoupée de rues, l’homme a sa statue de bronze et également une université à son nom. Nous longeons le front de mer jusqu’à la tour blanche, fortification symbole de la ville aujourd’hui après sa rénovation, elle n’a pas connu que des moments heureux, des répliques de bateaux anciens, trirèmes ou pirates parcourent le front de mer pour les touristes. Ayant encore un peu d’énergie, nous allons dans la vieille ville, l’arc de galère, la rotonde puis grimpons vers l’Heptapyrgion ancienne forteresse byzantine dont les épais murs d’enceinte dominent la ville.

Asprovalta-> Thessalonique + visite 102 km dénivelé 715 mètres

Nids de cigognes

Pierres Nimphopetres
Pierres Nimphopetres
Front de mer Thessalonique
Place Aristote
Aristote
Tour blanche
Arc de Galère
Arc de Galère détail

Rotonde

Porte d’enceinte

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