Journée à Chios, Pierre a concocté un circuit dans l’île, nos vélos nous permettent d’aller au delà de la ville dans les hauteurs que j’ai aperçues hier depuis le ferry, longueur et dénivelé prévus sont raisonnables pour moi après la nuit de repos, ça doit monter principalement dans la première partie, celle où je suis le plus frais. Départ tranquille, ça monte doucement, les bagages en moins font une grande différence, je n’ai pas la sensation d’être retenu par l’arrière, la route après avoir quitté la ville est large, en très bon état, nous sommes seuls ou presque, le vent légèrement frais nous pousse ou pas, il est bienvenu. Au dessus de nous la falaise, mur de roches, autour de nous paysage minéral plus adouci dans sa forme, un peu de vert témoigne d’une végétation rase, un peu plus loin, ce sont des arbres, résineux objet de soins semble-t-il, parfois entourés de clôtures probablement pour les protéger des chèvres en liberté, ce pourrait s’agir de l’arbre au mastic, ou Pistachier lentisque (merci Wikipedia), dont la production à Chios est très réputée, énigme non résolue. J’avance bien (je m’autocongratule), nous avons parcouru la presque totalité de la première et plus longue montée quand la route s’arrête brusquement, je fais quelques mètres sur les cailloux et mets rapidement pied à terre, impossible de continuer avec nos vélos. Rapide tour d’horizon sur la carte, Pierre trouve une alternative qui rallonge de circuit de 40 km, j’hésite longuement et finalement ne tente pas l’aventure, je fais demi-tour laissant Pierre seul dans ce désert. Retour en prenant le temps de regarder l’autre point de vue de cette montagne ayant les pieds dans l’eau.
Chios 40 km dénivelé 800 mètres






