Aujourd’hui nous devons prendre le bateau pour l’île grecque se Chios après notre étape du jour, aissi pour parer à toute éventualité, nous décidons de partir tôt, le muezzin certainement au courant me hurle dans les oreilles avant 5 heures, c’est parti, deux doses de café, petit déjeuner, bagages, Pierre descend les vélos par l’escalier, 6h15 nous rejoignons les quais d’Izmir. Un rayon du soleil levant rallume les bateaux amarrés et se reflète dans les fenêtres des immeubles, la piste cyclable qui longe la mer est agréable, les pêcheurs à la ligne guettent l’appel du large, la température est douce, nous avançons sans effort, c’est bon. Tout ayant une fin, la route nous rattrape par la bretelle, nous côtoyons les voitures, c’est encore plat, la mer se cache un peu, quand nous la retrouvons, nous nous délestons de notre monnaie turque dans une petite boulangerie et lestons nos estomacs en prévision des montées à venir, qui ne tardent pas à se présenter. Nous sommes dans un paysage de garrigue, pierres, arbres bas, buissons, peu de fleurs, les jambes invitent la tête à demander un changement de braquet, même si le panorama ne defile pas très vite. Quand nous quittons la grand route, autour d’une rase végétation, ne poussent qu’éoliennes et pylônes électriques, ensuite la mer se montre à nouveau d’un bleu éclatant, avec l’aide de la carte, nous essayons de situer îles et côtes, peine perdue, tout est emmêlé, bravo les géographes. Nous n’avons plus que quelques kilomètres à parcourir, une belle plage de sable au détour de la route, Pierre se jette à l’eau. La fin se fait au milieu des travaux routiers, le bord de mer se prépare à accueillir les estivants, nous n’aurons que la poussière, les cailloux et les ornières pour atteindre Cesme, dernière ville de notre séjour en Turquie. Retirant les billets pour le ferry, nous apprenons que le bureau d’enregistrement ouvre à 17 heures, nous retournons vers un coin plus agréable de Cesme, sirotons une bière en terrasse, car à Cesme comme à Izmir, la bière ne se cache pas, c’est certainement pour ça qu’il y a plus de cyclistes. A la banque, nous laissons une liasse de billets en livres turques pour récolter une vingtaine d’euros. Avant l’embarquement, passage sourcilleux à la douane turque, puis traversée obligatoire dans le duty free, le ferry est petit, seules 2 voitures entrent, 5 motos et nos deux vélos, ouf. Courte traversée, passage de la douane grecque qui cherche si nous transportons des cigarettes, fouilles d’une sacoche, l’hébergement est tout près du port de Chios.
Izmir -> Cesme 88 km dénivelé 710 mètres








Chios

Super voyage, une vraie aventure Cyclotouriste, bravo, les paysages sont magnifiques mais vous devez les mériter.
Au vu des distances parcourues et de certains dénivelés nous avons le sentiment d’être « petits joueurs ».
En tout cas encore bravo et c’est avec un grand plaisir que nous suivons vos avantures.
Bon retour,
Amicalement,
Béné et Bernard
Je ne connais pas de cyclistes « Petits joueurs » au Cap Nord 🙃🚲. Amicalement
« Vénus sortant des ondes » de Botticelli ?
🍒