Balade de santé prévue pour le parcours vers Izmir, pas trop long, sans dénivelé, juste une petite inquiétude pour entrer dans la troisième ville de Turquie, le traumatisme d’Istanbul n’est pas loin, même si le soleil est maintenant bien ancré dans le ciel. Petit déjeuner turc à l’hôtel, le buffet est bien garni, j’apprécie et me régale de la diversité, tomates, concombre, poivrons, olives, fromages, œufs, burek, petits pains garnis fromage ou olive, persil, pousses de fenouil, piments, fruits, miel, confitures, une sorte de ratatouille dans laquelle on trempé son pain, du thé bien sûr, café, beurre etc. Nous retrouvons le couple de cyclistes hollandais dont j’avais repéré les vélos hier soir près des nôtres, attablés à la première heure comme nous, c’est à la fraîche qu’on pédale le mieux. Nous empruntons d’abord la même route qu’hier, jusqu’à la sortie de la ville, puis rapidement après l’université, c’est une piste légèrement humidifiée, ce qui épargne la poussière, pas les cahots par contre, c’est le début, je suis indulgent. Les petites parcelles cultivées défilent, beaucoup d’oliviers, des arbres fruitiers, quelques légumes, des figuiers en bordure déjà bien fournis en fruits verts, nous passons un peu tôt pour se servir. La rivière est en léger contrebas, bientôt nous longerons un long canal d’irrigation, les champs sont plus vastes, traversons une première ville sans trop de difficultés, puis Izmir se rapproche, premier échangeur, la nouvelle piste cyclable n’est pas encore en service, on s’en passe. A l’approche, circulation, carrefours, feux, arrêt, redémarrage louvouyant, pas simple de mettre en mouvement en ligne les quelques 100 kg de l’équipage, surtout si j’oublie de passer la bonne vitesse avant, la largeur gène, les voitures ralentissent et me ménagent généralement, je ne suis pas très à l’aise chargé ainsi, une piste cyclable bienvenue facilite la progression. L’arrivée à l’hébergement est un peu compliquée, je ne comprends pas les explications, la ville est un labyrinthe encombré, Pierre s’en sort avec les honneurs. Petit tour dans la ville vers la tour de l’horloge, j’ai plaisir à humer l’air de la mer le long de la promenade bordant le rivage, nous grimpons dans les hauteurs par des escaliers bien raides et redescendons par l’Asansör, double ascenseur qui offre une belle vue sur la baie. Le temps est clair, nous regardons le soleil se coucher, puis disparaître.
Manisa -> Izmir 81 km dénivelé 210 mètres






