J51. Gönen -> Balıkesir 24 mai

Je n’avais pas beaucoup apprécié l’arrivée sur le 4 voies d’accès à Gönen dont nous n’avons vu que la partie industrielle, je n’ai pas plus aimé ce matin la première partie du trajet sur la route rectifiée récemment, murée sur les bords en hauteur et plutôt droite au milieu des champs de céréales, seul avantage, les bas-côtés sont larges voire plus larges que la route elle-même. Pour changer, crochet par le village d’Alçaova, sur les terrasses les hommes prennent le thé en regardant passer les deux cyclistes, cyclistes qui ne sont pas légion dans le pays, la Turquie n’est pas un pays de vélo, peu de petites routes, les distances entre villages sont importantes, le ravitaillement est en général sur place et il n’y a pas notre boisson préférée, la bière. Le temps est légèrement brumeux, nous avançons bien jusqu’à Manyas, petite ville en pente que nous traversons, parfois poussant le vélo à la main sois l’œil des buveurs de thé au coin de la rue et c’est après que nous attaquons la montagne, pas très élevée certes, mais le relief change tout, les cultures font place aux arbres, aux rochers, falaises, combes profondes dans un environnement déserté, j’affectionne ces moments au milieu de nulle part dans un environnement un peu sauvage, la route est en bon état, la pente elle-même se fait docile sous mes coups de pédales réguliers. Nous croisons juste quelques véhicules utilitaires, la circulation de loisir est en apparence rare en Turquie, au loin, de gros engins entaillent la montagne pour en extraire le marbre, la région en regorge, certains filons doivent être épuisés, les sites sont abandonnés, laissant les pierres d’extraction en énormes décombres. Nous irons modestement jusqu’au sommet à 500 mètres d’altitude, les éoliennes y nichent nombreuses, la descente annonce quelques villages, retour vers la civilisation. que nous apercevons au détour des virages. J’aimerais rester suspendu aux hauteurs de la route, la réalité et la pesanteur en décident autrement et nous aspirent vers le bas, moment intense, la vitesse augmente rapidement, le vélo file, c’est grisant, légèrement stressant, y aura-t-il un peu de plat voire une faible pente pour me ralentir ou ce sera un méchant virage obligeant à freiner en urgence, un revêtement dégradé demandant un écart, quelle vie palpitante en attendant une nouvelle montée tout aussi existante, mais dont l’horizon est prévisible. Arrivée pas trop tard à Balıkesir, nous avons bien roulé, les vélos garés au rez-de-chaussée de l’hôtel, nous faisons un tour dans le centre ville, tour de l’horloge, rues commerçantes et piétonnes, beaucoup de monde dans cette ville peuplée, pas de monuments notoires sous un soleil redevenu brillant et chaud en fin d’après-midi.


Gönen -> Balıkesir 94 km dénivelé 1260 mètres

Village d’Alçaova, la R12 est un véhicule populaire en Turquie
Manyas
Dans la montagne
Pique-nique
Belikesir tour de l’horloge

Belikesir, rue piétonne, le thé en terrasse

2 réflexions sur “J51. Gönen -> Balıkesir 24 mai

    1. Après 4000 km sur le vélo, je deviens moins exigeant et là, c’était parfait avec la vue sur la montagne !

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