J48. Istanbul 21 mai

C’est évident, nous ne pouvions pas quitter Istanbul sans entrer dans l’ancienne basilique Sainte Sophie même si la file d’attente eest conséquente à notre arrivée. Construite au VIème siècle, devenue mosquée lors de la prise de Constantinople par l’empire Ottoman en 1453, musée en 1934, elle est redevenue mosquée en 2020. Sa forme à inspiré l’architecture des mosquée avec son volume intérieur immense, très aéré et éclairé grâce aux nombreuses fenêtres ouvertes dans les murs et coupoles, dont celle centrale surmontant l’ensemble, étayée par des colonnes monumentales. L’intérieur est dépouillé comme toutes les mosquées par absence d’iconographie, de mobilier religieux, j’ai juste vu une mosaïque de la vierge à l’enfant sur le tympan extérieur. Signe de l’ancienneté de l’édifice et de la fréquentation, les marches de marbre aux entrées sont usées et lissées par les pas des fidèles (on se déchausse après). Nous avons ensuite visité le musée des Arts turcs et islamiques, dont les collections couvrent un peu la période suivant celle du musée archéologique vu la veille, du 6ème (après Mahomet donc) au 20ème siècle, nous l’avons pris la visite à l’envers dans l’ordre chronologique inverse, mais ce n’était pas perturbant. On y trouve beaucoup de tapis de toutes les époques, certains de très grandes dimensions aux motifs géométriques, de nombreux manuscrits calligraphiés en langue arabe avec souvent des illustrations et enluminures. Quelques espaces avec du mobilier, des lampes, chandeliers, faïences, céramiques, bijoux. On y découvre au fil des siècles l’évolution des différents empires et la constitution des pays jusqu’à nos jours. Une partie est dédiée au prophète Mahomet avec des reliques dont ses poils de barbe et une empreinte de son pied. Original, un théâtre d’ombre turc qui met en scène deux marionnettes dont Karagöz, une sorte de Guignol, et un autre personnage, la rencontre est source de dialogue, d’incompréhension et dispute si j’ai bien compris le court extrait, ce type de spectacle a été créé dès le 16ème siècle. Nous avions prévu de rentrer dans le grand bazard couvert, mais c’est dimanche jour de fermeture, nous avons poussé un peu plus loin vers le marché égyptien où marché aux épices, vaste étendue couverte dédiée aux épices, fruits secs et à tout ce qui se vend ici et ailleurs. Retour par le pont qui enjambe l’embouchure de la Corne d’or, nombreux bateaux de croisière conduisant jusqu’au Bosphore, pendant que les pêcheurs s’alignent le long de la balustrade.



Sainte Sophie
Sainte Sophie
Sainte Sophie
Sainte Sophie, vierge à l’enfant
musée des Arts turcs et islamiques
Karagöz et ses protagonistes
Relique (barbe) de Mahomet
Feuille d’un premier coran
Autre mosquée
Marché aux épices
Vue sur la Corne d’or
Vue sur l’estuaire de la Corne d’or

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