Nous avons attendu 8 heures ce matin pour déguster le petit-déjeuner complet de l’hôtel et plus précisément 8h20 puisque la réceptionniste m’avait dit qu’il y avait 20 minutes de préparation, 8h, nous étions, le café arriva rapidement, puis au bout de 10 minutes, un pain emballé dans du plastique, 3 morceaux de fromage, un carré de beurre, une barquette de confiture et œuf dur, si je n’ai pas compris la durée nécessaire, j’ai été bien rassasié. Départ tardif pour une longue étape sans difficulté, il fait 10°, vue sur la neige des sommets proches, puis après quelques kilomètres, le soleil se montre, il ne nous quittera plus de la journée. La route descend doucement dans une vallée, peu d’efforts pour avancer, vue sur la montagne rocheuse et boisée, quelques ruisseaux dévalent la pente, nous passons dans des espaces préservés, les rares villages prennent couleur sous la lumière, la nature dans toute sa splendeur comme je l’aime. Il y a peu de circulation, la vitesse est limitée à 50 kmh sur toute la longueur de la route et ça change tout vu du vélo cette différence, les véhicules ne déboulent pas avec grand bruit, nous ne sommes pas déportés pour la souffle et je me sens en sécurité, ce peut être une bonne idée pour faire cohabiter vélos et voitures sur les petites routes. Est-ce le retour de la chaleur ou de la forme, quand nous nous arrêtons, Pierre décide de changer la chaîne de son vélo dans le jardin public de la ville, une pure folie qu’il mène de main (sale) de maître, comme j’ai sous la main, il profesore di bicicletta, je me lance dans le changement des patins de frein, examen réussi. Nous sommes revenus dans la plaine, les petits magasins de plants, fleurs et décors de jardin se succèdent entre les serres et cultures, c’est samedi, les gens se pressent aux devantures, la circulation augmente. Nous passons ensuite par des sites industriels et dans une ville, nous découvrons un parc de plein air très récent équipé de jeux pour enfants et dans lequel beaucoup de gens pique-niquent, nous avons souvent rencontré dans les communes de Bulgarie des espaces verts équipés de jeux pour enfants, nous les avons appréciés lors de nos haltes, car il y a généralement des bancs, voire des tables. L’arrivée sir plovdiv est un peu dangereuse, piis carrément cahotique sur les pavés, je me demande toujours comment font les coureurs du Paris-Roubaix. Sortie dans la grande zone piétonne de la ville, vieux quartier, petites rues, nombreuses terrasses très fréquentée, c’est fleuri, flânerie avant le coucher du soleil, vestiges romain, stade, forum, odéon, une ancienne ville riche, active et cultivée, peu de bâtiments d’inspiration soviétique dans le centre, quelques immeubles néoclassiques et un vaste jardin public, constante, à l’instar des grandes places, des localités des Balkans. Une journée plaisante à tout point de vue.
Ikhtiman -> Plovdiv 105 kilomètres, dénivelé 235 mètres.










Haut de Plovdiv
