Nous sommes à Sofia pour la journée, le temps est toujours un peu froid mais sec, nous apprenons que la ville se situe à la limite des hivers sibériens et de la douceur méditerranéenne, donc hier Sibérie et aujourd’hui on va très doucement vers le printemps. Nous choisissons le partir à pieds, Pierre à localisé le centre d’information touristique sur la carte et en bons touristes, nous nous y dirigeons pour acquérir un plan du centre, malgré les tours et détours l’entreprise a échoué, c’est donc munis de nos smarphones chercheurs que nous avons parcouru le centre, ce petit objet électronique qui est vraiment devenu commun et indispensable à l’humain, nous l’avons vu dans les mains de tous, de la bergère à la campagne au Kosovo aux jeunes des villes, en passant par tous les touristes un œil sur la rue, l’autre sur l’appareil. Les rues sont larges souvent pavées dans le centre, les automobilistes nombreux ne sont pas agressifs, la circulation est dense et assez calme, par contre dans le centre, quartier Largo, pas toujours de passages piétons, nous devons prendre les escaliers du métro pour traverser, ce fut notre sport plusieurs fois. Integrée à l’empire ottoman, puis royaune indépendant au 19ème siècle, la Bulgarie s’est alliée à l’Allemagne durant les deux guerres mondiales, pour ensuite être intégrée au bloc de l’est jusqu’en 1990, l’architecture de la ville a vraisemblablement hérité de ces époques, les bâtiments politiques sont dans le plus pur style stalinien, pas de fioritures, des angles de préférence droits, quelques colonnades pour faire beau, on y trouve la présidence de la République (République parlementaire aujourd’hui), les ministères, la banque du pays, par contre l’annexe de l’assemblée nationale est l’ancien siège du parti communiste et en impose, à côté, des bâtiments plutôt neoclassique, l’assemblée nationale, l’université bel ensemble sur une grance place circulaire en cours de rénovation, qui accueille aussi la cathédrale orthodoxe toute en coupoles et dômes sur plusieurs niveaux ainsi que l’église Sainte Sophia (de Sophie sagesse et en référence à Sainte Sophie de l’empire Byzantin) qui a donné son nom à la ville, une statue moderne Sofia domine également le centre. L’église Sainte Sophie aujourd’hui orthodoxe après avoir mosquée abrite des restes architecturaux de l’ancienne église, la ville regorge de ruines archéologiques des occupations grecques ou romaines, pour certaines mises en valeur. Dans le centre, si nous avons vu les immeubles coiffés de marques multinationales, il y a encore peu de constructions modernes tout en verre, dans les rues piétonnes, les magasins sont à l’image de ce que l’on a vu dans les Balkans et qui existe dans les grandes villes occidentales européennes, de même pour les restaurants qui présentent toutes les cuisines, italiennes, turques, asiatiques, nous clôturons notre balade découverte en terrasse couverte par un repas chaud. J’ai parlé de la difficulté de la langue au cours de notre périple, ici se rajoute l’écriture cyrillique, créée dans l’empire bulgare et abondamment utilisée ici, sans la correspondance latine, heureusement Pierre se régale au déchiffrage et me sert de guide.








