Matin un peu gris, pas de pluie annoncée, ce sera la météo du jour, nous prenons le petit déjeuner dehors sur les tables extérieures à l’hébergement. Départ matinal, nous reprenons le chemin inverse pour retrouver notre route, un grand espace fermé est interdit, présence de mines indiquent plusieurs panneaux, peut être un terrain d’entraînement militaire pour ce pays dont les éléments guerriers n’ont pas totalement disparu, quelquefois des hommes en treillis, des affichettes devant les magasins interdisant l’entrée avec arme. Après avoir passé les chaussées défoncées pour cause de travaux, nous roulons dans la vallée élargie de la Neretva, le chemin d’exploitation agricole caillouteux épouse le cheminement d’un canal d’irrigation qui arrose les plantations, vignes, oliviers, légumes, fraises, quelques véhicules accèdent aux parcelles, nous ne sommes pas dérangés, juste bien secoués. Nous quittons la Bosnie-Herzégovine pour y revenir plus tard dans ce minuscule accès à la mer, enserré dans la Croatie à Neum, plusieurs passages de frontières, je m’y perds, mais il suffit de donner mon passeport si on me le demande. Nous laissons le delta de la Neretva pour grimper par une étroite route déserte un peu raide, c’est le matin ça monte bien, je suis rapidement chaud et humide, j’aperçois le bord de mer, nous allons le suivre jusqu’à l’arrivée. Rejoignant le grande route, j’ai d’abord l’impression d’être dans un fjord formé par la falaise côté terre et de hauts massifs boisés de l’autre côté du bras de mer, je découvre plus tard que ce sont des îles toute en longueur sur plusieurs kilomètres, on y voit des pêcheurs, des espaces de pisciculture et de mytiliculture, c’est en s’élevant que la configuration spécifique du panorama s’affiche, nous sillonnons la véloroute balisée sur l’ancienne voie reliant Dubrovnik, le point de vue est superbe, en haut c’est un paysage de causses, je sens l’odeur du serpolet, la lavande est abondante. Nouvelle descente vers la mer puis on s’élève à nouveau, altitude maximale 410 mètres, juste quelques voitures, ça vaut la peine et c’est bien plus sympathique que la route qui longe le mer que nous finissons par emprunter 20 kilomètres avant Dubrovnik, grande ville touristique, le yacht y est abondant et navigue dans la baie.
Capjlina -> Dubrovnik 100 km dénivelé 1395 mètres








Les îles
