J18 Osijek -> Novi Sad

Ce matin, direction la Serbie, j’ai mis mon téléphone hors service pour éviter les surcouts en dehors de l’union européenne, comme les enfants à qui on confisque le smartphone, il va falloir s’en passer jusqu’au soir au moins où nous devrions retrouver le WiFi. La sortie de Osijek est assez facile, nous naviguons entre route et piste cyclable d’un côté de l’autre, puis fin de la ville, fin de la piste, la circulation est modérée ça va, route barrée pour travaux, nous passons, on ne sait jamais la longueur du détour, sachant que plus de 100 km nous attendent, ne les faisons pas languir, en fait les ouvriers travaillent pour nous puisque c’est la création en site propre d’une portion de route vélo, là aussi nous n’attendons pas la fin du chantier, ce sera pour les suivants. Petite appréhension à l’approche de la douane, nous ralentissons, prenons la file voiture et passons sans voir personne dans le guichet, nous sommes hélés par le douanier Croate, c’est à gauche côté conducteur qu’il faut montrer nos passeports, nous traversons ensuite la Drava, la séparation entre les deux pays est au milieu, deux imposants battants de porte, ouverte, matérialisent la possibilité de fermer la frontière, pas rassurant quand on connaît l’histoire, côté Serbe, nous passons devant les camions qui nous avaient doublé auparavant, passage réussi devant le douanier serbe, nos passeports sont un bon sésame. Les premiers tours de roue en Serbie montrent un paysage non habité, non cultivé, une sorte de no man’s land, favorable à la biodiversité certainement coasse le premier être qui m’interpelle, se fichant pas mal des races, nations ou ethnies. Premier village, son église en ligne de mire, nous faisons une halte, et prenons un peu de temps pour découvrir comment nous pouvons percevoir, de l’extérieur évidemment, la vie, car si la commune est petite, il y a de la vie sous le soleil, les gens vont et viennent à pieds, à vélo, s’interpellent, s’arrêtent pour un brin de causette, le vélo transporte tout les courses, les outils, les gens, je retrouverai cette atmosphère dans les quelques communes que nous traversons, un air du sud, on vit dans la rue, les magasins débordent dans la rue, les terrasses sont occupées. La configuration est similaire à ce qui existe en Croatie, héritée de feue la Yougoslavie, deux églises cohabitent, orthodoxes et catholique, souvent assez similaires, Pierre me montre comment la forme de la croix permet de les différencier, l’écriture cyrillique cyrillique me déroute, même s’il y a aussi l’écriture en alphabet latin, Pierre connaissant le russe est heureux de lire à nouveau ses caractères et déchiffre pancartes et panneaux. Entre les villages, c’est la plaine cultivée, pas de grande différence avec le pays voisin, peut-être des champs encore plus grands, terre noire sillonnée par quelques tracteurs, les surfaces sont si grandes que ce gigantisme n’a plus rien d’humain, seules verticalités, les silos sont les froides cathédrales de notre abondance, les antennes relais les clochers des réseaux sociaux … que je rejoins assoiffé d’octets quand on tombe sur un point d’accès Wi-Fi à Bacski Petronrev. Arrivée à Novi sad, beaucoup de voitures nous restons sur les pistes cyclables, nous irons ensuite visiter la ville, grouillante de monde, terrasses pleines, familles, enfants, jeunes vieux profitent du soleil, nous allons jusqu’aux rives du Danube.




J18 Osijek -> Novi Sad 113 km dénivelé 116 mètres

Passage de frontière
Passage de frontière
Église orthodoxe
Panneau d’entrée de ville
Novi sad
Novi sad
Novi sad

Le Danube

Une réflexion sur “J18 Osijek -> Novi Sad

  1. Magnifiques photos comme tjs. Celle du Danube me rappelle un voyage avec Raphaël.
    Comment fait on pour différencier la croix entre orthodoxe et catholique ?

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