J6 Mantova -> Padova


Aujourd’hui c’est Pasqua et ce jour est important en Italie semble-t-il, tous les magasins sont fermés c’est normal, et quand nous nous élançons à 8 heures selon notre habitude maintenant, les routes sont désertes, le trajet est prévu sur des axes secondaires et nous ne traverserons pas de villes. Toujours dans la plaine du Po c’est un paysage de marais cultivé coupé ça et là de quelques canaux pas toujours bien remplis et aucun circonflexe ne s’est élevé si ce n’est quelques passages sur les ponts enjambant les autoroutes ou voies ferrées que nous surmontons, seules vraies montées du jour. De loin en loin, des clochers fins et élancés égayent le paysage et parfois le concert joyeux des cloches nous accueille, seule la messe anime les lieux et les Italien.e.s ont sorti les atours du dimanche en ce jour béni, une fois la messe terminée et le repas du midi commencé nous ne verrons plus personne si ce n’est quelques terrasses enfumées par le barbecue apercevant quelques flacons sur les tables.
Un peu plus tard, place aux jeux extérieurs ou petite balade pour digérer, c’est également la moment où les élégant.e.s sortent du ristorante, et font quelques pas encore un peu maladroits vers leurs rutilantes voitures.
Après notre trajet sans relief, sans encombres, mais vent de face, nous nous dirigeons vers le centre de Padova, Padoue, vous savez là où Michel Jonasz invoquait saint Antoine de Padoue Ouap dou ouap, ça va certainement swinguer, de fait dans les rues, quelques artistes de rue poussent la chansonnette (nous entendrons une interprétation de Poupée de cire Poupée de son), jouent de la musique ou distraient le passant dans le centre bien animé, je retrouve avec plaisir cette architecture italienne, ses palazzo, ses églises, ses rues pavées, ses arcades surmontées d’habitations colorées et parfois un peu délabrées. Nous entrons dans le palazzo bo, sièges de l’université de Padoue, et dont les murs sont couverts d’armoiries en tout genre et en tout sens, beau bâtiment ouvert, ça fait plaisir, notre italien même pas rudimentaire nous empêche de saisir les explications parfois en anglais et rarement en français. Un peu à l’écart du centre, mais bien fréquenté, nos pas nius mènent vers la basilique San Antonio, nous y entrons pendant la messe, enfin une messe puisque à chaque heure en démarre une nouvelle, il y a beaucoup de monde, les paroles réveillent en moi quelques vieux souvenirs de cette belle période du latin dont l’ami Brassens avait saisi toute la subtilité et l’onction sur l’homme fut-il mécréant, à intervalle plus ou moins régulier les fidèles présents dans la nef répondent en choeur des amen convaincus aux litanies de l’officiant, alors que dans les collatéraux et le déambulatoire une foule de touristes circule sans perturber ni participer à  la cérémonie,  ils sont là pour leur champion, ils attendent de pouvoir accéder à la chapelle du trésor abritant les reliques de Saint Antoine et ça ne desemplit pas, il y a de l’attente comme on dit au restaurant, je n’attends pas le service suivant, je prends quand même à la volée une photo souvenir pour ma Cerise et renonce à approcher la chapelle Saint Antoine tout aussi visitée, qui abrite le tombeau du Saint. Alors que l’extérieur du bâtiment de brique est harmonieux, l’intérieur est très chargé, trop à mon goût. En sortant, nous parcourons quelques ruelles dans un air frais et un peu venté avant de rejoindre notre hébergement proche.

Mantova ->Padova 109 km dénivelé 140 mètres

Fleuve Adige
En route
Padova
Basilica San Antonio Padova
Chapelle du trésor basilique Saint Antoine
Tombeau de Saint Antoine (photo internet)

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